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Le crédit a un coût


    Le crédit est un service payant, sauf pour quelques promotions ponctuelles sur les lieux de vente. Pour comparer le coût des crédits proposés, il est utile de connaître quelques définitions.

  1. Se soucier du « qu'en dira taux »
    Le taux d'intérêt est la rémunération payée pour la mise à disposition de l'argent. C'est le loyer de l'argent prêté. Les intérêts sont toujours calculés uniquement sur le capital restant dû. Un taux est essentiel au candidat emprunteur : le Taux Effectif Global ou Taux Annuel Effectif Global. Le TEG (ou TAEG) a l'insigne avantage d'être comparable entre tous les prêteurs, parce qu'il prend en compte, pour son calcul, le même ensemble de frais payés par le client : frais de dossier, de gestion et les assurances obligatoires. En sont par contre exclues les assurances facultatives (c'est-à-dire celles qui ne sont pas exigées par le prêteur pour vous accorder le crédit).
    On peut donc efficacement comparer les TAEG de plusieurs crédits et déterminer ainsi le moins cher. Mais, au-delà du taux, il est possible de chiffrer facilement le coût d'un crédit : c'est la différence entre le montant emprunté et le montant à rembourser !
    La loi oblige l'établissement prêteur à indiquer le TAEG, le coût total du crédit et le montant des mensualités.

    • « Le taux de l'usure »
    Le taux de l'usure, constaté chaque trimestre officiellement, est le taux au-delà duquel la loi interdit de prêter de l'argent.
    Le professionnel qui prêterait à un taux dit usuraire se rendrait coupable d'un délit.
  2. Pourquoi ca coûte ?
    Pour prêter, les établissements de crédit spécialisés achètent en gros sur les marchés financiers l'argent qu'ils prêtent au détail.
    A ce coût d'acquisition de leur «matière première» s'ajoutent les frais de gestion : salaires, informatique, publicité, recouvrement, etc.. Autre paramètre, l'estimation de la confiance. Le prêteur devra attendre la fin du contrat de crédit pour savoir s'il avait eu raison de faire confiance. Il est soumis au risque de défaillance des emprunteurs et doit en tenir compte dans ses barèmes. Enfin, il prend en compte sa propre marge, le bénéfice qu'il doit légitimement retirer de l'opération.

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Appréciez le coût de votre crédit


    Pour apprécier avec précision le coût d'un crédit, vous devez prendre en compte les éléments suivants :

    • le prix d'achat du bien que vous achetez,
    • votre apport initial personnel éventuel,
    • le montant emprunté,
    • le taux effectif global (TAEG),
    • le nombre de mensualités,
    • le montant des mensualités,
    • éventuellement, le coût de l'assurance.
    Ces éléments vous permettront de comparer plusieurs offres.


  1. Faut-il s'assurer
    En matière de crédit à la consommation, les assurances qui accompagnent le crédit sont en règle générale facultatives.
    Si vous décidez de souscrire aux assurances proposées par votre prêteur, veillez à ce qu'une notice, comportant obligatoirement les informations sur la couverture offerte et l'identité de l'assureur, vous soit remise avec l'offre préalable de crédit. Si vous avez en doute sur la couverture dont vous bénéficiez, n'hésitez pas à contacter l'assureur pour plus d'information. L'assurance décès prend en charge tout ou partie des remboursements, conformément à la formule retenue. L'assurance invalidité prendra en charge votre crédit en cas d'invalidité totale et définitive nécessitant l'accompagnement d'une tierce personne, et parfois d'autres types d'invalidité si votre contrat le prévoit. L'assurance maladie pourra prendre en charge vos mensualités en cas d'arrêt reconnu par la Sécurité Sociale. L'assurance perte d'emploi n'a d'intérêt que si votre situation correspond à ses conditions de prise en charge : vous avez un emploi à durée indéterminée, vous n'êtes ni en période d'essai ni en préavis de licenciement au moment de sa souscription, etc. Certains établissements proposent des assurances complémentaires comme des assurances vol pour leurs cartes.
    Attention, les contrats d'assurance prévoient le plus souvent des délais pendant lesquels l'assurance ne joue pas : délai de carence (après la souscription) et délai de franchise (après la survenance de l'événement assuré).

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